Quelle est la raison d’être du projet TESTACOS?

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), la résistance aux antibiotiques représente l’une des menaces principales actuelles pour la santé des humains


L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) considère que les résistances aux antibiotiques sont l’une des menaces principales auxquelles l’humanité sera confrontée dans les prochaines décennies. L’émergence de résistances aux antimicrobiens (RAM) dans l’espèce humaine entraîne une perte en efficacité de ces dernières. Les antibiotiques risquent de perdre une partie ou toute leur efficacité dans le traitement de maladies communes. Dans l’actualité, les résistances aux antimicrobiens occasionnent 25.000 décès par an en Europe, ainsi que des pertes financières de € 1.500.000.000 en termes de dépenses médicales et pertes de productivité. On estime que les résistances aux antibiotiques sont responsables pour 700.000 décès annuels dans le monde entier, et qu’en 2050 elles dépasseront le cancer comme cause la plus fréquente de la mort chez l’être humain.
Le secteur vétérinaire est l’un des principaux consommateurs de ces médicaments. Au niveau européen, plusieurs programmes ont donc été mis en œuvre afin d’améliorer la gestion de ces médicaments et de réduire leur utilisation au cours des prochaines années. D’autre part, la législation de l’Union Européenne établit une série de mesures de contrôle qui prétendent éviter que les antibiotiques appliqués en médecine vétérinaire atteignent la chaîne alimentaire. Elles stipulent que tous les opérateurs dans la chaîne alimentaire et producteurs de nourriture animale et humaine sont directement responsables de la sécurité des produits qu’ils vendent à des tiers ou qu’ils commercialisent.
LE PROJET EN DÉTAIL
Le projet Interreg POCTEFA TESTACOS est géré par l’Université de Saragosse. Les autres participants sont l’Université de La Rioja, le Laboratoire de Santé Publique de Bilbao, l’Université de Perpignan et l’INRA (Institut National de la Recherche Agronomique, France), ainsi que deux PME spécialisées dans l’élaboration de nouveaux outils analytiques : Zeulab (Espagne) et Biosentec (France).